AMERICAN REPUGNANCES

AMERICAN REPUGNANCES

Jean-Luc, gigolo à la dérive, s'envole pour Chicago où il va retrouver Pamela, une riche Américaine qu'il a récemment séduite dans une boîte de nuit parisienne.
L'espoir le cède très vite à l'ennui, à la haine et au dégoût du monde qui l'entoure. Les jeux sexuels qu'il a imaginés avec Pamela ne l'amusent qu'un temps, tout comme le rapport pervers qu'il entretient avec la bonne obèse récemment engagée. À l'instar de la conformiste Pamela qui en vient très vite à l'entretenir, les gens qu'il rencontre sont lisses, dépourvus de substance, aussi fades que les étalages de nourriture dans ces supermarchés qui le dépriment, et le soit-disant écrivain en reste à la page blanche.
Heureusement, la violence finit par l'arracher à la solitude et au néant. Les attaques terroristes du 11 septembre, d'abord, qu'il regarde avec une fascination malsaine, puis la rencontre avec un groupe de français dont la principale occupation est de médire de l'Amérique, d'humilier les Américaines et de les torturer. Il prend vite une part active aux activités de ses nouveaux amis et en vient à massacrer deux de ces Américaines aux horribles voix de canard. Puis, en application d'un plan soigneusement ourdi, il trouve le moyen d'épouser Pamela avant de la faire assassiner et d'hériter de tous ses biens. C'est l'Amérique ! Alors il peut rentrer en France, riche, désormais libre de mener une vie de plaisirs et de débauche, retournant de temps en temps à Chicago pour fleurir la tombe de Pamela et s'occuper de son nouveau commerce : une école de sexe à la française.

Un livre dénué d'amour et de sentiments dans un univers glacé où les gens paraissent inexistants et où la seule alternative au vide et à l'indifférence est la violence. Une langue charnelle et jubilatoire qui habille avec bonheur le réalisme des faits, des idées, et la crudité des mots. Finalement, une fable assez morale.