Hugo et Cie

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Accueil / Tous les livres / Documents / Cathares, le massacre oublié


Katherine Quénot


25,00 €
Parution le 16/02/2012

Disons le d’emblée: à l’encontre de ce que certains aimeraient croire, le catharisme n’eut rien à voir avec un quelconque ésotérisme. Il fut tout simplement une tentative de constitution d’une Eglise chrétienne indépendante de Rome et c’est ce qui lui valut d’être persécuté. Voilà donc presque huit siècles que le catharisme disparut, non pas de sa belle mort, mais au terme d’une véritable campagne d’extermination menée par l’Eglise, puis la Royauté, dans le Languedoc. Il y eut des cathares en France, en Catalogne, en Italie, en Allemagne, et même en Angleterre. Mais ce fut surtout dans le Midi de la France, de la fin du 12ème siècle au début du 13ème que le Catharisme put s’organiser en Eglise et, par l’intermédiaire des grands seigneurs gagnés à sa cause, exercer une influence sociale et politique sur l’ensemble du pays. Non seulement un million de personnes périt dans des conditions atroces, mais toute une civilisation originale fut brisée. Le Midi de la France, alors séparée du Royaume de France, connaissait une douceur de vivre inconnue ailleurs... Qui étaient ces gens pour susciter la fureur de l’Eglise romaine au point de mobiliser contre eux toutes les puissances de la chrétienté ? De quoi celle-ci avait-elle si peur ? Pourquoi une Eglise se débarrassa-t-elle d’une autre Eglise, alors même que persécuteurs et persécutés se réclamaient des mêmes textes et du même dieu ? La vraie question demeure : comment cette Eglise, au 13ème et 14ème, a-t-elle pu se mobiliser contre un mouvement chrétien et non-violent, au point de recruter contre elle une armée qui massacra et brûla au nom de Dieu, puis inventa l’Inquisition pour l’éliminer définitivement ? Employant les moyens de la violence, l’Eglise catholique romaine eut le dessus sur celle qui ne cherchait qu’à mettre en pratique le message évangélique de non-violence, un message dont les apôtres n’ont jamais été légion, hier comme aujourd’hui.

-   Un récit poignant, une écriture proche du roman, qui dépasse le simple document ou l’étude historique.
-   Egalement une réflexion d’actualité : quand le pouvoir et la religion font cause commune pour annihiler une communauté qui ne pense pas comme eux.

Ce sont vraisemblablement les études de psychologie et de psychomotricité que Katherine Quénot a effectuées après un baccalauréat littéraire qui l'amèneront vers l'écriture de romans fantastiques. C'est en 1991 que paraît son premier roman, Blanc comme la nuit , suivi de Rien que des sorcières  qui obtint le Grand Prix du fantastique en 1994. Tout ceci parallèlement à la rédaction de beaux-livres consacrés au monde magique (sorcières, elfes, nains, livre de Merlin…) parus aux éditions Albin Michel, puis Glénat.