Chloë des Lysses est photographe. Elle commence sa carrière, un prix de piano en poche, en jouant des standards de jazz dans un bar marseillais avant de "monter à la capitale" tourner quelques films X et deux sitcoms pour M6. À 20 ans, elle devient pigiste et l'égérie-modèle d'un photographe de charme. Sa plastique et son impudeur explosent dans l'ouvrage Porn Art. À 30 ans, elle abandonne le journalisme écrit et passe de l'autre côté de l'objectif.Très vite, elle expose de faux billets au Musée de l'Érotisme de Paris ou ses clichés gonzo réalisés dans le cadre des coulisses du "Journal du hard", au musée d'Art moderne de Neuchâtel. Catherine Millet lui consacre la couverture et les pages principales du Hors Série Art press XXL en 2005. Philippe Manœuvre, rédacteur en chef de Rock&Folk , lui offre l'opportunité de revenir à ses premières amours, la musique, en lui confiant la réalisation de portraits de musiciens live ou posés. Elle photographie Jack White, Iggy Pop, Patti Smith, Pete Doherty, The Pretty Things, The Brian Jonestown Massacre, The Rolling Stones, George Clinton, Robert Wyatt et beaucoup d'autres, rock, soul ou pop stars. Frédéric Beigbeder, Bob Guccione, Tomi Ungerer, Giorgio Agamben, Mehdi Belhaj Kacem, François Simon, le professeur Corcos de l'institut Montsouris, Rémi Boyer et d'autres personnalités se sont penchés sur le cas de cette excentrique. Le groupe Tanger lui a consacré une chanson, Chloë des Lysses, sur l'album "La Mémoire insoluble".