Accusé en 1970 d'un double meurtre qu'il n'a pas commis, Roland Agret est condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Il crie son innocence et mène un combat quotidien contre l'institution judiciaire et pénitentiaire durant 35 ans. Très vite, il comprend que pour se faire entendre il doit prendre son corps en otage. Avalant des fourchettes, mutilant son corps, menant la plus longue grève de la faim française (1 an et 28 jours), il finit, sous la pression des médias et de l'opinion publique, par être gracié par le président Giscard d'Estaing après 7 années de détention.
