Marie est jeune et belle, elle est veuve. Elle aime son fils, Emmanuel. Emmanuel, handicapé mental, aime sa mère, Marie.
Arrivé à l’adolescence, le trop-plein d’amour d’Emmanuel transforme radicalement la relation entre la mère et le fils. Radicalement et dangereusement, selon la moral des bien-pensants. Et ils sont nombreux.
Avec ce court roman, Régine Deforges signe un texte littéraire puissant, dans la veine de Pour l’amour de Marie
Salat
et L’Orage
. Un texte entêtant qui pose la question dérangeante mais nécessaire de la sexualité des handicapés : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite « normale » ?
L’existence des aidants sexuels pour les handicapés est une réalité dans plusieurs pays européens : Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Suisse. En France, le sujet est encore tabou, il dérange, met mal à l’aise. Mais les choses semblent évoluer puisqu’un colloque Handicap et Sexualité
a eu lieu en novembre 2010.
Toutes les femmes s’appellent Marie
est un roman d’engagement
, dans la lignée des combats que Régine Deforges mena pour le droit des femmes et la liberté d’expression.
Au départ libraire, Régine Deforges fonde sa première maison d'édition de littérature érotique en 1968. Son goût pour les romans licencieux lui vaudra longtemps les foudres de la justice pour "outrage aux bonnes mœurs". Ses romans, et notamment sa saga commencée avec La Bicyclette bleue en 1981, connaîtront un immense succès populaire.
